Pom po-pom pom pom…

En manque crucial de gars, la patrouille recrute.
Affichage des articles dont le libellé est barbecue. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est barbecue. Afficher tous les articles

jeudi 28 octobre 2010

Camp d'été // PART SIX // Marche de fin

"Aux premiers rayons du jour, leurs langues se délièrent ; avec le soleil, la gaieté revint : c’était comme à la veille d’un combat, le cœur battait, les yeux riaient ; on sentait que la vie qu’on allait peut-être quitter était, au bout du compte, une bonne chose."
Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, Chap. XX







15e jour
(4h du matin)
Le travail des cuistots est allé en s'intensifiant, durant les déconstructions. D'abord privés de leur toit, de leurs étals à vaisselle et de leurs établis, ils ont remplacé cet ameublement sommaire, mais devenu indispensable, par des carrés militaires. Enfin, même les carrés durent rejoindre leur habitat naturel : le local matos, ainsi que les barils qui servaient de four ou de réceptacle du foyer. Aussi se trouvèrent-ils le 14ème soir à cuisiner des spätzlis sans huile, à même le feu de veillée.
Mais le paroxysme de cette activité se trouva dans le réveil à 4h du mat' par le CT parce que nom de bleu les cuistots, vous avez foutu quoi ? le coin veillée est dégueulasse, y'a des couverts par terre, des déchets partout et même une casserole encore sur le feu, Putain loic, j'te cause aussi ! Vous croyez qu'on vous file des badges pourquoi ? On avait dit avant la bouffe, pendant la bouffe et APRÈS la bouffe ! Vous devez gérer ça aussi ! Alors vous chopez des fringues, vous vous levez. J'ai pas envie que demain vous perdiez du temps à laver ce boxon, on a mille trucs à faire demain. Donc debout, et vous allez nettoyer ça maintenant !

Je les regardai, du fond de la tente royaliste, s'extirper confusément de leur sac de couchage, et me replongeai dans le sommeil, en me rappelant avec joie que je n'étais pas badge cuistot, mais reporter.


Reporter, un boulot de planqués, surtout au pays des Soviets.

*
* *

(8h du matin)
Stress. Vite. Schnell. Rangement des tentes accéléré, quitte à laisser plein de bouse étalée sur leurs façades, ou à coincer des feuilles mortes entre les couches de toiles. Ca fera toujours un petit herbier quand on la dépliera à nouveau.


"– Chef, chef, regarde ce que j'ai trouvé dans les plis de la tente, c'est beau, hein ?
– Oui, c'est magnifique mais MAGNE-TOI DE PLIER TA TENTE ON PART DANS QUINZE MINUTES, TAS DE NEIGE !"


On est tellement à la bourre qu'on a du préparer le petit déj' en marchant. C'est pas si drôle dit comme ça, mais c'était tartines ce matin. Et je ne sais pas si vous aviez déjà tenté de manier un couteau, une tranche de pain et un bocal de confiture, entravé par un sac :

"– Mais tiens moi ce foutu pot de confiture ! T'faut un CFC pour ça ?
– Arh, ça glisse, crétin ! et passe-moi ton couteau, toi !
– Mais il est où le pain ?
– Je sais pas.
– Mais, 'Dedieu, t'es badge topo et t'es déjà pas foutu de trouver le pain ? On est bien partis."

Très distrayant. Pour quelqu'un qui n'aurait pas une suprême envie de manger, genre une tartine.

*
* *

Alors que les nuages nous ont oppressés tout au long des derniers jours, le ciel aujourd'hui et vide de tout parasol météorologique, et le soleil s'en donne à coeur joie pour vous détruire la nuque et calciner la plaine d'une chaleur de pierre. (27°C disait un thermomètre, mais bon, c'est une estimation officielle, d'après les syndicats, il faisait plus)
Cette marche fait peur. Comprenez-nous, on a déjà fait plus, genre les 100kils, mais avec sac à dos, c'est pas pareil. Et puis à la fin, on a droit au BloodBall, le terrible Gourdball dans les orties et les ronces, monstrueusement saignant. Comment, "pas tant que ça" ? On doit le faire en slip, morbleu !

Alexandre et Corneille passaient leur badge topo et menaient donc la marche sous les quolibets déplaisant de leurs camarades. Il est fou de voir que les meneurs obligés de prendre des décisions difficiles (genre marcher) et qui abreuvent leur peuple de statistiques erronées ("– On y est dans cinq minutes. – Ca fait deux heures que c'est cinq minutes !") se trouvent couverts d'un monceau de mépris. Ainsi cette chanson pamphlétaire qui s'élevait des rangs PVL :

On s'présente on est les badges topos !
Gnagnagnagnagnagna ! (en choeur)
On voulait trouver le canton de Vaud !
Gnagnagnagnagnagna !
On est perdus comme des pélos !
Gnagnagnagnagnagna !
A caus' de ça on a plus d'eau !
Gnagnagnagnagnagna !

Merci les badges… Topos !

A leur décharge, il fallait admettre que les fontaines indiquées sur la carte étaient toutes asséchées, qu'ils ne se sont pas perdus mais ont eu cependant quelques démêlés avec le plan de marche ("combien de temps il reste jusqu'à Oron-la-ville, chef ?" était une question à la réponse fortement débattue).

(Midi)
A mi-chemin, Bryan alias Nain de Jardin alias Roi Louis et Ourson nous ont rejoint avec une collation en majeure partie constituée de charcutaille, pain et fromages. Une quantité impressionnante de mouches sembla se matérialiser autour de notre buffet improvisé. Ce fut aussi l'occasion de percer ses cloques, d'ajuster ses béquilles ou de remplacer ses pieds par des prothèses.
Quelques images de ce festin fort bienvenu :


Notre CTA nous montrant que le fitness finit par porter ses fruits


Le Régent Lynx et le CP Vautour

"DIX-DOUZE ! COUZ !"



L'auteur des photos. Oui, c'est un rétroviseur. D'une voiture. Tu sais, le truc qui sert à ne pas marcher.




Mathieu ! Woh, la casquette !



Jules en a marre de crier Waka-Waka, ça lui fait des crampes de machoîres.


"Vautour CREW ! RPZ !"


"Allez, on arrête les câlins homo-gangsta, c'est laid."

(Copyright photos : Nain de Jardin/Roi Louis {Rayer la mention inutile})

Puis la marche reprit, et cette fois-ci, ayant retrouvé mon appareil coincé dans mes cheveux(hé ouais après une semaine sans me coiffer, j'avais de sacrés noeuds.) je pus prendre moi-même des photos, c'est pourquoi elles sont plus moches et de mauvaise qualité :

"Chef, chef ! Y'a plus de passage piéton ! On fait quoi ?!"


Au premier plan, la hache Puma, relique sacrée s'il en est.


"Hé les copains ? Chantons pour y mettre du coeur à l'ouvrage !" semble dire Corbeau à une troupe sur-motivée à bloc, trop au taquet.



Pour passer son badge topo, ambiance caillera. Training requis.


"Stalingrad, J'y étais !"


"Les gars, regardez ! Des brunchs à quatre pattes !"


"Putain, attendez-moi, les mecs !"





"- BADGE REPORTER REPREZENT !
- CASQUETTE SCCCCCOUUUT !
- BANG BANG PVL !" (oui, on sait pas pourquoi pierre mimait un pistolet avec ses doigts)




Le badge reporter ralentissant pour éviter d'écrire de travers, il prend du retard sur les autres. Mal-aimé, je suis le maal-aimé…




On dirait pas comme ça, mais là, on causait de Pokémon©. Et mon "béret" fait trop parisien, soit dit en passant.



Panneau autour duquel l'arbre a poussé au cours du temps.






Photos de paysages.


(18-19 heures)
Ensuite, nous arrivâmes à Oron-la-ville ou notre maîtrise de Troupe nous avait dégotté une superbe grange rembourré d'un foin agréable. Les épaules coagulées sous le poids de notre fardeau, on put s'effondrer momentanément, panser ses cloques, etc.


"Oui, Jules, t'as des cloques aux pieds. Tu veux ton badge pedicure ?"





La cour de la ferme. Eh, oui, les paysans ont besoin d'un prix du lait équitable.




(Copyright photos : Nain de Jardin/Roi Louis {Rayer la mention inutile})

"Chef, chef, j'ai mal à la tête" geignait mathieu
"C'est parce que tu es déshydraté", répondit Corbeau avec la patience d'une souche. "Bois de l'eau."
"Mais j'ai déjààà bu de l'eaaauuu...Cheeef !"
Se faire appeler "chef, chef" a déjà le don de tendre les nerfs. Si en plus c'est parla voix geignarde d'un gars déshydraté, c'est limite. Corbeau semblait ployer sous le poids de son devoir, plus que de son sac à dos. Etonnamment une lueur éclaira son regard.
"– Mathieu ?
– Oui ?
– Tu as déjà pris du placebo ?"

Les traits crispés de Mathieu se détendirent sous le coup de l'interrogation.

"Euh… Ch'crois pas, non… C'est quoi ?"

Personne dans la grange ne devait ricaner, sourire ou laisser transparaître quoi que ce soit. Mais une ambiance de bonne blague de collégiens se répandait dans les esprits des spectateurs.

"Ben, tu vois, c'est comme du Dafalgan© mais avec un goût moins dégueulasse, avec moins d'effets secondaires, genre vomir, ou comme ça." annonça Corbeau avec le sérieux d'un sénateur paralytique.

Certains des dormeurs étendus parmi les bottes de paille semblaient se redresser sur leurs coudes, comme pour mieux assister au miracle médical, d'innocence et d'ignorance mêlées.

"C'est vrai", renchérit une voix imbriquée dans l'ombre de deux fétus, surprenant tout le monde. Les lunettes d'Epervier, deux ovales blanc opaque sortirent des ténèbres. Il porte bien son totem.
"D'ailleurs, Mathieu, si tu prends un placebo, pas de Red Bull, la caféine ça interfère."

Quelqu'un baragouina quelque chose à propos de la caféine qui rétracterait les vaisseaux sanguins de la tête, annulant l'effet du placebo, avant de ressombrer dans le sommeil.

"Ouais.", renchérit corbeau.

On retenait son souffle tandis que Mathieu pesait le pour et le contre, Energy Drink contre mal de tête. Nous avons très sérieusement présenté les très sérieuses modalités du très sérieux médicament, qui se présentait sous forme de cachets blancs, que contenait un très sérieux flacon orange avec une étiquette au look sérieux au possible. Tout dépendait du fait que Mathieu, au propre comme au figuré, avale la pilule. Finalement il le fit.
Il commençait déjà à prendre l'air de qui va mieux de par l'absence de ses tourments, avant que Corbeau n'ajoute :
"Bon, faut tout de même dix-douze minutes pour que ça agisse."
"Oh… Ouais…" dit Mathieu, rentrant à nouveau dans le rôle. Dix minutes plus tard, chrono, il allait mieux.

Epervier recula dans son nid d'aigle, en hauteur, chacun se rallongea et poussa un soupir intérieur, et se rendormit probablement, les plaies désinfectées et le dos soulagé.

Mc PVL
On l'a attendu tout le camp d'été, parfois, au plus fort de la marche, gavé de biscuits, notre système digestif adressait au monde une supplique muette : Vite, un Mc PVL !
Pour résumer, c'est un méga cheeseburger, mais en bon, et fait par nous-mêmes. Les propriétaires de la ferme nous prêtèrent un magnifique barbecue.

Thibault en train de faire disparaître les corps, de cuisiner.


Les Mc PVL




Vue satellite des monstres.



Après délibération tendue et arbitraire, le vainqueur fut Husky, qui aura le droit d'avoir son Mc PVL affiché dans la Cloque, le jour où il y en aura une.

Il se trouve que la stratégie Vautour c'est d'en faire un, le plus moche possible, pour pouvoir le manger tout de suite.



"Bon, on s'ennuie, faut wensher quelqu'un."



Séance Wensh'. Pierre se marre, sans penser que ça va p't'être être son tour après. Moi, je me planquais aux toilettes, en arrière-plan, parce que bon, chuis pas maso, non plus.

A propos de sanitaires, il est bon de noter que le propriétaire des lieux mit même à notre disposition une DOUCHE ! Qui te permettait de te laver avec de l'eau CHAUDE, genre, euh, comme dans une casserole ! De l'eau chaude, mec !

Puis, on nous intime de venir, un caisson de torches à la main. Les deux Grands Anciens Vautours (Rat et Coyote) étaient là aussi, incidemment. On s'éloigne dans un champ désert à proximité, et est venu le temps de la…


Veillée de Promesse.

"Et ceux qui ne formaient pas le cercle, ceux-là tenaient le drapeau."
Carnet de notes du sCP-Vautour (8:12)

La troupe se déplaçait avec un silence inhabituel. Une fois rassemblés à proximité d'habitations on dénota l'absence des pumas du puma, Gibbon, qu'on envoya quérir. Afin d'éviter de réveiller les campagnards, les cris furent, cette fois-ci, murmurés :
"- Puma toujours plus agile !
- Vautour fly to your res… cue !
- Lynx attaque toujours de… face !
- Perceval hors des… murs !"
Une vague explication fut donnée à propos des chefs qui rentraient plus tard dans les tentes, et s'avancèrent Corbeau, Husky, Corneille et Nain de Jardin afin de prononcer solennellement leur Promesse :

Je promets sur mon honneur (et avec l'aide de Dieu) de faire tout mon possible pour servir (Dieu, ) ma patrie, aider autrui et obéir à la loi de l'Eclaireur.

Les parties entre parenthèses sont facultatives.


Puis on alla se coucher, tandis que Coyote, Rat et Nain de Jardin préférèrent rentrer de nuit, puisqu'eux n'avaient pas eu à marcher de la journée, ils n'éprouvaient aucune fatigue. Quelques photos prises par Nain de Jardin :








Oui, elles sont dans le désordre, mais la flemme, quoi.


16e Jour.

On se fait réveiller par des chenilles compresseuses soutenues musicalement par Sexion d'Assaut. Pour rendre un réveil agréable, rien de mieux que de gâcher celui de ses voisins en les écrasant sous votre poids, et leur roulant dessus de l'intérieur confortable de votre sac de couchage.

Aujourd'hui, tout le monde voyage par magie. Que ce soit l'avion, la voiture ou le train, ce sont de grosses machines qui font défiler le sol sous vos pieds, sans vous faire ressentir le chemin. Alors que la marche de fin de camp vous enfonce dans les pieds chaque mètre qui sépare le camp de votre maison. 50km en deux jours, sac au dos, ça reste assez rude.

Au contraire de Christophe Colomb, qui savait que son périple aboutissait lorsqu'il aperçut une terre à l'horizon, nous poussâmes des cris de joies lorsqu'apparu à l'horizon une familière étendue d'eau, le Lac Léman !

"Bon sang, une montagne à l'envers. Que… Mais non, ce n'est pas une montagne à l'envers c'est un reflet ! Que dis-je c'est un Lac, c'est le Lac Léman ! Tralala youpiyah !"


"Ah ben ça fait du bien de savoir qu'on est enfin sorti de chez les bouseux. Et c'est bien la première fois que les badges topos parviennent à trouver de l'eau."

Bloodball
A poil dans les orties, deux équipes d'apollons se sont affrontées dans un monstrueux champ de ronces. Ce fut sanglant. Les trois premiers points, en particulier, je pense que tout le monde sera d'accord pour dire Moret se souviendra longtemps, aidé en cela par le magnifique motif de cicatrices qu'il a récolté.

(J'attends les photos avec une impatience difficilement contenable)


Puis jusqu'à la cabane des Quatre-Vents, le bras de fer avec les badges topos s'accentua :

"– Allez plus que 7 kils !
– Mais t'avais dit 7 y'a 20 minutes !
– Nan, c'était les kils-efforts."

Ouuuh, ils essayent de t'enfumer derrière leurs notions techniques incompréhensibles, tu vois.
Mais nous aboutîmes enfin à ladite cabane, pour le rass' final.
Là furent distribués les derniers hommages, à savoir les aspirants, deuxième classe, badges récoltés au sein de la troupe ainsi que les dernières vivres qu'on put se répartir à coups d'arguments d'ordre physique. Ayant eu mon aspirant, alors que c'était mon premier camp, j'allais, ému, m'avancer pour faire un discours de de remerciement mais on me notifia que ce n'était pas nécessaire.
Ultime coup du sort : on apprend que Moret est sous-CP Lynx, et malgré cette distinction nouvelle, il ne s'embarrassa pas de pécadilles, comme, par exemple, arriver à l'heure pour qu'on annonce la nouvelle, tiens.
Derniers cris. Un tour de poignées de main final, et direction la maison.

Je sais que, habitués au niveau exceptionnel de ce blog vous vous attendiez à une chute d'une monstrueuse puissance, mais ici, ce n'est pas le majordome le coupable, je ne suis pas votre père, je n'ai pas obtenu une lieutenance dans les mousquetaires de Louis XIII, le camp 1012 est juste fini.



…To be continued on summer 2011…

mardi 14 septembre 2010

Camp d'été // PART FOUR // Journée des parents & Nuit à l'envers

9ème jour

Branle-bas de combat, les parents vont venir vérifier si on est toujours en vie- Rangez le boxon ! Retendez les tentes ! Glissez les déchets sous le tapis ! Enterrez vos excréments ! Astiquez les feuillages ! Faîtes semblant d'être propres !


Les parents, parrains, cousins, frères, tantes, grands-parents des gars en plus des anciens éclais et des délégués des troupes "amies", bref, toute la diaspora PVL s'étalait entre nos deux feux, en train de faire cuire quelque viande.

Lucien et Loic (Anciens CPs Vautours) étaient revenus s'empiffrer (et demander l'abolition de l'esclavage des anciens Chefs, un truc du genre) légèrement plus propres. Oui, bon, c'était pas dur, on sait. Pas besoin de faire tous les gags pourris, non plus, on a Anthony pour ça.


D'autre part, je tiens à vous informer que, comme je n'ai pas de photos à diluer dans les pavés de texte de cet article, je suis dans l'obligation de vous signaler que je ne retranscrirai ici que quelques paragraphes, séparés par la conjugaison typographique de trois étoiles, comme celles -ci :


*

* *



"– Hééé, Loic, prends pas tout !", dit une voix tandis qu'il se servait abondamment parmi les différentes grillades. C'est fou comme cette phrase peut éclore spontanément en présence d'un CP Vautour.

"Hah, t'as cru quoi ?", répondit Loic/Hyène en s'enfuyant avec son butin. "Les scouts qui partagent, c'est dans les livres."

Heureusement, le CB veille à attraper la phrase de Loïc au vol et lui faire un clé de bras avant qu'elle n'atteigne d'innocentes oreilles.

*

* *


Au milieu de cette débauche de barbaque, le Roi Jonc, fils de Teup', végétarien de son état, semblait désorienté comme Spiderman au milieu d'une usine d'insecticide.

*

* *

C'est toujours amusant voir au sein des fratries les ressemblances ou les différences. (La famille Samsonnens est d'ailleurs accusée de pratiquer le clonage.)



*

* *


A la fin de la journée des parents, Anthony quitta l'aventure parce que c'est une grosse lopette parce qu'il dit qu'une semaine ça suffit, non mais. Son nom devient synonyme de traîtrise, de lâcheté et et d'hémorragie, on lui crache dessus à pleins poumons.

De l'autre côté, Samuel a également lâché en route, parce que son système immunitaire menaçait de se mettre en grève s'il ne s'éloignait pas des foyers de microbes que nous étions. On comprend légèrement mieux, surtout en regardant la tête qu'il faisait. C'est pourquoi il fut chaleureusement reconduit à la sortie.


"Roh, fais pas cette tête, Samuel."

Nuit à l'envers :

On s'est couché vers 16h ce qui tient du même miracle que Noël arrivant un 17 décembre. Puis nous fûmes réveillés par des individus courant autour des tentes en criant. Ca aurait pu être des psychopathes armés de tronçonneuses ou des nyctalopes démembrés déambulant à travers la forêt, auquel cas on se serait paisiblement rendormi, mais non, c'étaient nos chefs.


"Rendormez-vous, les chefs ! Rendormez-vous !", criaient-ils. Oh, oui, la nuit à l'envers. Tout le monde parle en australien, donc à l'envers. Donc, traduit de l'australien, ça donnerait "Réveillez vous, les gars ! Réveillez-vous !"


Convention typographique : désormais, j'écrirai en italique(oulalah, c'est tout penché hihihi) la traduction des phrases afin qu'on puisse tout de même suivre le fil de la conversation.


Une fois arrivés vers le feu, avec nos chemises et vêtements à l'envers (sauf pour les chaussures, faute d'une certaine souplesse), on pouvait entendre des invectivations pour le moins surprenantes et qui laissaient à penser que la charte du camp n'avait pas été respectée sur un point précis : les stupéfiants.


"Bon, les badges eau, y'aurait personne qui n'aurait pas un glaçon pour éteindre le frigo ?" dit Epervier. Bon, les badges feu, y'aurait quelqu'un qui aurait un briquet pour allumer le feu ?


Et c'est l'occasion de dire ses quatre vérités à votre entourage. Ainsi Husky :

"Hé John, tu sais, je t'apprécie beaucoup et j'estime que tu es un chef responsable !" Inutile de traduire j'imagine.

La réponse fut lapidaire :

"Merci beaucoup", Je te repeins la glotte avec du crottin de chamois, tu peux te coller tes paroles là où le soleil ne brille jamais, raclure de pus dégénérée.


Puis ce fut l'heure des habituelles chansons à l'envers, parmi elles de célèbres tube comme le Perroquet Bleu (l'Aigle Noir) et Blue Desert Mountain (Red River Valley). Allez, musique !


Une belle nuit, ou sûrement un jour

Loin d'un désert, je m'étais réveillée

Quand lentement, semblant souder le sol

et partant de partout

surgit un perroquet bleu


Rapidement, les nageoires repliées

Rapidement je le vis s'écraser

Loin de moi, dans un silence d'écailles

Comme sorti du sol

L'ornithorynque parti s'envoler...


LaLAlalALalLALallaLala-LalALlalALAlalLa-lALLalLalaaaaAAAAA !…