Pom po-pom pom pom…

En manque crucial de gars, la patrouille recrute.

jeudi 21 avril 2011

Les Vieux Scouts



"Tiens, ces foulards…Ca… Ca me dit quelque chose..."

On en a souvent croisés, pendant une marche, un camp, une vente de pâtisseries ou une séance ; les mains croisées derrière un dos cassé par les années. Puis, en voyant nos emblèmes, leurs rides se crispent lorsqu'ils se rappellent les avoir arborés. Portant la main à leurs clavicules, à travers trois gilets de laine, ils sentent l'absence du foulard qui devrait correspondre à ces souvenirs ressuscités.
Ce sont les Vieux Scouts.

On en a vu des tas ! Par exemple, aux 100 kils 2010 : un ancien éclaireur des « belettes de Sainte-Croix », qui tenta d'évoquer le bon temps, alors qu'on était penché sur la carte. Comme tous, il finissait par s'éloigner, peut-être embarrassés de voir le scoutisme avoir tant changé. Ca doit en effet filer un sacré coup de vieux de voir un Durandal sous sa perfusion d'isostar quand on n'avait soi-même pour toute hydratation qu'une gourde de deux kilogs qui donnait un goût de fer rouillé à tout ce qu'on mettait dedans. Ou alors celui-ci, ancien Montbenonsard ; quand on lui demanda sa troupe, sa patrouille, il répondit « Ohf, j'm'en souviens plus, mais ce qui est sûr c'est qu'on faisait tout le temps la guerre à Sauvabelin ! Bonne journée ! » Ca, même Alzheimer ne peut pas le supprimer !

Ou mieux. Vente de pâtisseries. Dimanche. Pluie. Mauvais calcul. Le ciel se reflète dans les flaques, essayant vainement d'améliorer l'aspect des rues mortes. « Monsieur, vous voulez une p'tite pâtisserie ? ». Le vieil homme s'arrête à moitié, le regard tendu comme une corde vers le blason de la brigade. Il vient. Il veut bien filer quelque chose « puisque c’est Montbenon » et demande si c’est bien le foulard PVL.
« – Euh oui, monsieur. Vous y étiez, à Perceval, d'ailleurs ?
– Ah ben oui ! J'ai même été CT Perceval, y'a… cinquante-deux ans ! C'était sympa, à l'époque, y'avait Durandal et Bayard, et tout… »
Nos sourcils humides se haussèrent violemment.
« – Et… Vous vous souvenez de votre totem ?
– Ah, c'était… Ourson ! »*

Quand son aura de CT se fût évaporée au loin avec sa veste Hajk, il nous restait dans la main quelques francs, preuve que nous avions vendu du cake à Ourson, CT en 1959. Comme disait Ourson – l’actuel, pas l’ancestral – “Tous les vieux ont été scouts”. Et par une sorte de fatalité, tous les scouts finront vieux. Petit à petit, les titres de CP et CT perdront de leur éclat, à côté des autres qu’on vous donnera, tels que « docteur en droit » ou « responsable qualité ». Petit à petit, vous oubliez votre patrouille – ouch ! – voire votre  troupe – hérésie !** Mais on jour viendra, on le sait, où nos yeux usé tomberont sur un foulard qui ravivera nos souvenirs de quand on avait l’âge de nos petits-enfants. J’éspère que quand ce sera mon tour de me balader, le dos courbé, les mains croisées, devant les stands de pâtisseries, je m’en souviendrai avec autant de chaleur.

Et peut-être mon côté Vautour se sera-t-il suffisamment attenué pour que je me laisse aller à leur acheter quelque chose. Mais bon, faut pas rêver, non plus.
Merlin

________________________________________________________________________
*Pour comprendre le cosmique de cet Instant Karma, il faut savoir qu’Ourson est l’actuel CT PVL. Parmi d’autres incidents surnaturels, un rapace sorti de nulle part, fondit sur un pigeon en plein Saint-Laurent. Sacrées coïncidences, dîtes donc. Mais bon, superstitions que tout cela. **Mais comme dit plus haut, on se souvient de l’essentiel: « taper Sauvabelin. »

TEST COMPARATIF ROLAND/PERCEVAL




Nos deux troupes font remonter leur ascendance spirituelle à deux héros mythiques, tous deux chevaliers, tous deux modèles pour les aventuriers du Moyen-Âge jusqu’à nos jours, mais la question se pose avec la même curiosité qui nous fait nous interroger sur si on est plutôt Cenovis ou Nutella, Slip ou Caleçon, ou qui marrave l’autre à la baston entre Sangoku et Achille Talon – Quand bien même la force du modèle ne fait pas celle de la Troupe –  Qui est le plus balèze entre Perceval et Roland ? Allez, paf, test comparatif !

Nom
Perceval le Gallois
Roland du Cor (c’est un instrument de musique, pas un nom, ça !)
PVL WINS
Hauts faits
Trouver le Graal, vaincre des chevaliers, briser des malédictions, tenter de sauver le Roi Pêcheur, etc.
Se faire trucider dans une embuscade et souffler dans une trompette. C’était pas vraiment le moment pour un concert, mais bon.
PVL WINS
Posterité
Parsifal (de Wagner) et Kaamelott (de Astier). 

Les biscottes “Roland”
Non mais sérieux. Y’a pas photo.

PVL WINS
Nationalité
Gallois(Faute ! il l’a déjà utilisé pour son nom !)
Français (bon, pas terrible, mais puisque Perceval a fait faute, vainqueur par forfait)
DRL WINS
Arme
Nom inconnu. Epée censée se briser lors du plus important combat.
Durandal. Donnée par Charlemagne, casse une montagne en deux avec.
DRL WINS
Origine
Orphelin de père, paysan, pauvre et abandonné.
Neveu du Roi de France(tcheu le favoritisme!)
PVL WINS
Caractère
Naïf, bête, pose des questions stupides, bourrin, distrait.
Elegant, noble, bon, sincère, juste… (bon, on a pigé)
DRL WINS
Google
7'440'000 résultats
6'290’000 résultats.
PVL WINS
Transport
A cheval (chevalier, quoi)
A pied.(pas les moyens de se payer un abo)
PVL WINS
Devise
« C’est pas faux ! »
« L’arrière-garde est attaqu…argh ! »
PVL WINS
Bilan : PVL  7 – 3 DRL.


PERCEVAL GAGNE ! 

Sans rancune,
Merlin.

dimanche 13 février 2011

Comment rattraper une séance qui foire

Vous êtes CP/sous-CP/CTa(Quatre-Vents), bref, un jeune chef à qui manque encore les rudiments de son rude apostolat. Vous devez organiser un nombre incalculable de séances, donc forcément certaines vont foirer et vous allez vous retrouver dans une grosse période de flottement qu'on appelle le "syndrome galère". Comment rattraper cela ? Rien de plus facile !

Admirez seulement :


Ne me remerciez pas.

mardi 8 février 2011

Tout s'explique.


Révolution Facebook, tu parles.
Deux visites de Tunisie sur le blog Vautour, une semaine après, le régime s'effondre. Coïncidence ? Ca m'étonnerait.

mardi 1 février 2011

Le Match du Conifère

Petite vidéo, transmise par Chouette, du Gourdball de Noël DRL/PVL. Oui, c'était en janvier, et alors ? On n'a qu'à dire que c'était le Noël orthodoxe.



Vous pouvez m'admirer à la fin en train de faire mon Durand Flash Gordon et de m'étaler, les doigts en sang, sans toutefois vouloir lâcher le précieux végétal. Pfuit.

Nul besoin de vous dire que c'était Chouette, dîtes-donc.

mardi 25 janvier 2011

Journée Cantonale du 23 janvier !


Réunion. Tout le monde autour de la table papote en sourdine avec son voisin, en attendant que la dernière place se remplisse, celle du chef. Quand enfin il fut arrivé et eut commencé à déballer ses affaires, suant et ahanant sous le poids des dix étages sans ascenseurs du building de la BS qu'il fallait gravir pour parvenir à la salle de réunion le CB sur s'étala sur une chaise avec une aisance liquide et exigea qu'on lançât le powerpoint, ce qui réduit l'assemblée au silence. Hé oui, comme dans toutes les réunions, à la BS au conseil des actionnaires des chefs on se fait chier en matant un powerpoint.

"– Bon, bon, bon… Ordre du jour, bilan de la journée pseudo-cantonale…
– On a facilement 2000 balles de bénéfice, comme on voit sur ce graphique. On peut se repayer une Spatz pour les Grammont, j'imagine.
– Bah, c'est net, attends 10 balles pour un goûter, du thé et de la soupe en poudre, même les louveteaux ils ont compris qu'on les grugeait.
– Oui, mais bon, le but, c'est pas ça, c'est la réjouissance collective, la rencontre… Le partage… Le… Euh…"
Le CB se tut sous les regards des chefs où se mêlaient scepticisme, amusement et cynisme. Le Chef des Finances triturait une grosse liasse de billets en ricanant.
"– Bon, oubliez ce que j'ai dit.
– Sinon, on pourrait parler du score, peut-être ?, annonça la responsable de la Troupe Solalex."

Toussotements gênés en cascade. Oui, le score. Que dire ? Les premiers, les… Aubergines, avaient 5000 points, les deuxièmes en avaient 2800, et les sixièmes 700. Une victoire aussi écrasante c'est comme un match de foot qui termine 18 à 2, ça pue la corruption. (Par contre, au Gourdball on termine toujours avec des scores qui feraient croire que les élections en Corée du Nord sont très disputées.)

"– Bon, récapitulons, la monnaie, c'était impossible de tricher, hein, personne savait que ce serait des pâtes. Des pâtes différentes, en plus. Un truc rare.
– En plus, on était dimanche, tout est fermé.
– Sauf les Coop Pronto et les stations services. Une broutille.
– Surtout que la station service la plus proche elle est à, ohf, au moins deux cent mètres.
– Ouais, c'est tellement loin que personne penserait à y aller.
– Ouais. 
– Ha ha.
– Ha.

"Putain de pâtes ! Le marché s'effondre ! Bordel de merde !"

– Bref, reprenons. Il fallait faire un poste pour obtenir un métier. Infaillible.
– Ouais, moi, j'ai mis étourneau minutieux sur le coup. " 

Oui, y'a encore des totems à adjectifs à Sauvabelin, voilà. Passons sur le récit des postes. Il s'agissait de caser des légumes à la bonne saison pour être maraîcher, de deviner quel fromage venait du lait de quel animal pour être fromager, de dessiner des poissons le plus vite possible pour être poissonnier, reconstituer des puzzle d'animaux pour être boucher, de discerner un objet du bout des doigts dans un sac de farine pour boulanger, etc.
A quoi cela servait-il ? Qui le savait ? Ohf, pas de scénario, pas de contexte. Vous êtes les Aubergines (Mais c'est un nom de merde, chef !) point barre. Trouvez vous un métier et revenez manger. Bon. Retour à la réunion.

"– Bon, donc les postes c'était bon. Maintenant, une fois que t'avais ton métier tu devais dessiner des trucs en rapport avec ledit métier et les faire valider pour gagner ta thune.
– Ouais, mais chez les Aubergines y'a des gars qui ont réussi à se retrouver avec sept métiers chacun.
– …Ensuite… Ben non, on a fini de résumer le jeu, en fait.
– On s'était donnés dîtes-donc."

Voilà qui résume bien la complexité de la chose.
Tout le monde fixa sa feuille et il se fit un court silence.

"– Qu'est-ce qu'on avait oublié ?
– Montbenon."

Tout était dit.
Silence maussade. Le Chef des Finances essaya bien d'agiter sa liasse pour le principe, mais même l'appât du gain ne fit pas sourire.

*
*   *


La patrouille Vautour avance, renversant et dépouillant les louveteaux, faisant des croche-pattes aux autres, volant les béquilles des handicapés, crachant dans les foulards qu'on roulait, attachant ensemble les lacets de ceux qui faisaient du tir à la corde, bref, ils mettaient de l'ambiance.
L'Empereur d'Occident le CP Vautour s'avança et les invectiva :

"– Bande de tas de neige, vous étiez où ? Les autres font avancer le jeu et vous glandez, je sais que le jeu est pas terrible, mais bon.
– Ben, en fait, on a vu ce que c'était la monnaie du jeu, et…
– Et ? D'ailleurs, c'est quoi la monnaie ?
– Tiens, chef, c'est marrant, vous nous dîtes de pas glander et d'un autre côté vous êtes même pas foutu de savoir ce que c'est la monnaie du jeu, ça c'est dingue, dîtes-donc.
– Bon, ça va, répondez, vous étiez où ?"

Pour toute réponse Moret me prit la main et la colla (cette phrase pourrait très mal finir) sur sa poche gauche, qui pendait au genou comme sur le pantalon de G.I. Joe ; poche que je sentis pleine d'au moins un kilog de pâtes.
Mon regard ébahi les fit ricaner et leur rendit la parole :

"– Ben, en fait, y'a des penne (en fait, des pennette rigate), des cornettes et des fusilli. Et Moret, il avait un plein paquet de cornettes, hihihi.
– J'habite pas loin, précisa le titan.
– Ouais, et Nicolas il a acheté un paquet de penne à la station service.
– Mais ça va se voir, elles sont trop longues, Dis-je en les examinant.
– Ouais, c'est pour ça qu'on les balance un peu partout, et après c'est les autres qui se font accuser de tricher, hihihi.
– Ou sinon on peut racheter les dessins des louveteaux. Ca s'appelle du blanchiment d'argent."

C'est ainsi que se passa l'après-midi, au milieu des lancements de pâtes entre les jambes attachées de ceux qui s'appretaient à faire une course à pieds joints et les regarder s'entre-trébucher pour atteindre ces pâtes, sans savoir qu'elles sont fausses.
Cela déclencha une crise majeure, vous vous en doutez bien. Hihihi.


"Saleté de Montbenon ! Avec quoi je vais nourrir mes gosses, maintenant ?!"


*
*   *


Mais l'apothéose fut quand même atteinte auprès de l'étang. Il convient de faire un flashback
23 janvier. Il fait froid et le vent mord sous l'étoffe, les dents aiguisées par un Janvier maussade. Aussi, l'étang eut la politesse d'être profondément gelé, laissant dépasser çà et là des branches ou des feuilles prises par le gel. Pourtant, certaines brigades cultivant la stupidité joviale, on vit un grand nombre de semelles arpenter la mince surface de glace, frappant en cadence ce qui, justement les séparait de l'eau glacée. Inutile de disserter sur l'origine de leur psychose comportement, signalons simplement que leur foulard n'était pas vert, et qu'à l'épaule, au lieu d'un noble château, figurait un arbre.
(Et que leur nom est légion, car ils sont nombreux. Bref.)


"Mais chef, si j'danse sur la glace, c'est pour faire comme dans Happy Feet, lolilol !"

Nous encouragions les quelques courageux qui s'aventuraient sur la pellicule d'eau solidifiée par le froid. Ce faisant, d'autres lançaient des bouts de bois ou des graviers avec la même volonté de destruction, mais sans plus d'effet que voir leurs projectiles rebondir, voltiger et éborgner les spectateurs qui entouraient l'autre bord de la mare. Inconséquents ou simplement sadique, ni les cris de douleurs des blessés, ni l'inefficacité manifeste de leurs actions ne les détournèrent de leur tâche(Notons que Pierre agissait de même mais avec un pavé). Aux alentours de midi, un d'entre eux parvint à fendre la surface gelée et à avoir de l'eau jusqu'aux aisselles sous les houris de ses camarades. (Bravo, tu t'es cassé la figure dans de l'eau gelée, tes parents doivent être fiers de toi) Ce qui fait qu'un minimum de bon sens poussa les chefs à éloigner leurs gars de l'étang comme si, soudainement, il s'était rempli d'essence et que lesdits éclais se fussent mués en allumettes.

Après le repas commun où nous eûmes le plaisir de boire de l'eau chaude avec un arrière-goût de viande avariée et de produit vaisselle de la soupe en poudre (tout dégénéra lorsque Moret en eut reçu sur la figure et que, exhalant la vapeur comme une cocotte minute et tordant en tous sens ses yeux rougis par la brûlure, il s'exclame : "AAAAAAAAAAAAAAAAARRHHHHH ! C'EST CHOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !", et que chacun reprenne ce cri de guerre), nous revînmes à cette étendue aqueuse qu'on nomme "étang", "mare" ou "grosse flaque de pisse gelée".
On ricana en voyant le flanc de banquise brisé, morcelé, unique vestige de la chute de l'imprudent de Sauvabelin. La couche cristalline qui restait était toutefois criblée de trous laissés par le pavé que Pierre s'amusait à y lancer, des fissures  s'amusaient à relier les orifices, y dessinant des étoiles comme sur un pare-brise de véhicule policier laissé en banlieue française plus de cinq minutes.

On tenta d'y appuyer le pied. La banquise se détacha complètement des bords pour se faire iceberg. La plaque, qui ne restait solidaire que par habitude, oscilla lentement sur la mare.  Sous la pression pédestre, de l'eau reflua des trous qui la parsemaient, glissant subitement du côté ou penchait la galette gelée. les fissures se firent plus visibles. Parfait.

On avisa un groupe de jeunots un peu plus loin, en prenant un ton de présentateur de télé-achat :
"– Ohlala ce que tu es riche, Loic.
– Hé oui, Pierre, j'ai tout un tas de pâtes.
– Donne-les moi donc, j'en ai fort besoin.
– Non, il ne peut en être question, car j'en ai personnellement l'usage. Ouille. Aïe.
– Oui, puisque tu ne veux point me les rendre je te les prendrai par la force.
– Gros malin que tu est, elles m'ont glissé de la main pour tomber sur la glace.
– Ohlala, c'est pas de chance du tout."

Les jeunes éclais redressèrent l'oeil pour vérifier l'existence desdites pâtes.

"– Y doit y avoir pour au moins cent points. 
– Oh oui."

Les Sauvabelinards se décidèrent tout à fait et se bousculaient déjà pour enjamber la barrière, nullement dissuadés par la mouvance du support glacé. Leur poids plume vint caler l'iceberg et lui assurer un semblant de sécurité. La patrouille Vautour, les mains pleines de fausses pâtes, souriait jusqu'aux oreilles de cette inconscience si pure et innocente. On relançait des pâtes, visant les points sensibles, les carrefours de fissures, les voyant peiner à les atteindre, redoublant de précautions.
Les louveteaux éclais prépubères suaient devant le danger mais ils risquaient cependant leur vie (ou une bonne pneumonie, au moins) pour ces pâtes. Et nous on se marrait, parce que bon, c'étaient des fausses, hihihi.

*
*   *

…To be continued…



lundi 24 janvier 2011

WE Noel de Brigade 2010 !


Un article qui aurait dû paraître dans la Cloque, mais que voulez-vous, je me suis fait damer le pion par Caravelle qui en a écrit un sur le même sujet. Bon prince (et un peu parce que j'occupe déjà 30% de la Cloque) je leur ai cédé la place...

*
*    *




Encore une fois le père Noël a besoin de nous. Je ne me plains pas, mais j'veux dire, il bosse un jour par an, si en plus il arrive pas à se dépatouiller, c'est vraiment qu'il se donne pas beaucoup de mal.
Non content d’utiliser de pauvres lutins pour offrir des jouets à des enfants déjà comblés par l'existence, ce philanthrope s'est rendu compte aujourd'hui que sa pierre magique était à plat. Bon, en plus il dépend entièrement d'énergies fossiles ; mais, malgré tout, c'est lui qui fait vivre cette fête chaque année aussi nous allons l'aider !

Ainsi, cette pierre a perdu une bonne partie de son énergie lorsqu'elle servit à créer la meilleure brigade du monde.* Mais grâce à Doc Brown et son transvecteur temporel, on put empêcher cela, en s'arrangeant pour que l'amitié pure suffise pour cimenter l'alliance fondatrice de Montbenon ! Hah ! C'est si beau que mes larmesfont baver l'encre de mon carnet, où j'essaye de relater l'événement. Snirfl.

Seulement, le pantalon du temps est étroit, aussi, il arrive souvent qu'on aboutisse dans la mauvaise jambe, même en ayant bien agi. Nous avions donc bifurqué en revenant en 2010 pour aboutir dans la brigade de Potiron, répartis dans d’étranges troupes de danseurs, de chanteurs, de réalisateurs, etc.
S’ensuivit un recueil de festivités hivernales dont des parties de freesbee (ce qui coûta une ou deux arcades sourciliaires) faire des biscuits (qui prirent des formes aussi vulgaires que prévisibles) ou inventer des chants pour persuader Mr. Noël** de nous délivrer sa précieuse manne de cadeaux.

Mais tout cela n’était que pretexte à l’immense bataille de boules de neige qui  déchaînait les conflits et brisait les alliances. Qui parlait de la troupe des menestrels ou des peintres ? Les garçons se liguèrent contre les filles, les foulards gris contre les noirs, et l’histoire reprit ses droits. Les anciennes couleurs resurgirent au cou des joueurs. Et quand on exigea le chant de bouffe des troupes de la brigade de Potiron, le flux temporel convergea, et les gorges de tous les ex-Percevaux rugirent d’une seule voix leur NOUVEAU chant spécial « tellement long qu’on pourrait mourir de faim en l’écoutant » !***  :



Nous sommes la troupe Perceval ! *VLAM VLAM*
On mange le jour, on boit la nuit ! *VLAM VLAM*
Et pas d’pitié pour nos entrailles !

Les plats s’entassent par milliers
Sur cette table dev’nue un champ d’bataille
La panse de tous les chevaliers
En grossissant, cass’ra leurs cotes de mailles

(Refrain)

Une fois nos ennemis cramés
On reprendra du dixième service
Devant les vaincus affamés
On a gagné OUAIS ! Ce n’est que justice !

(Refrain final.)



~Merlin
_____________________________________________________________________
* non ce n'est pas Sauvabelin, réessayez.
** Père, de son prénom. ***Sur la musique de Mon ancêtre Gurdil du Naheulband.

jeudi 13 janvier 2011

Et comme Cendrars, il passa de la plume à l'écran.

L'homme se tenait la tête et regardait la masse de feuillets qui encombraient son bureau. Il releva les yeux,  la vision troublée, la faute aux lunettes qui lui pendaient des oreilles. Il réajusta ses binocles et contempla l'écran. qui émergeait de l'océan de papier comme un iceberg devant le Titanic.

Il avait écrit plus que le monde ne pouvait en supporter. Il avait déversé sang et encre, nuit et jour, sur papier et sur kilo-octet, et croyez-vous qu'on a accueilli ses écrits avec allégresse, en le suppliant de pardonner notre ignorance, comme on aurait dû le faire ? Non, non. Peut-être n'était-on pas près. Peut-être tenait on encore aux plumes sèches et froides. Mais toujours est-il que les imprimeurs, les libraires, toute cette societé philosophique ne publia pas son oeuvre.

Il regardait ses prédécesseurs comme Charles II, déshérité du trône d'Angleterre, triturant ses derniers deniers, regarde Louis XIV passer dans les rues en fanfare dans le Vicomte de Bragelonne. Lui il ressassait sa plume en lisant les articles emplis de bien-pensance de la Cloque. Il triturait bien d'autres appendices, il faut le dire, toujours dans l'espoir d'obtenir de l'avancement, mais rien n'y fit.

Ce binoclard de merde ultra-talentueux, c'est Husky, collègue d'écriture, sinon de patrouille.

Mais bientôt, la faillite des imprimeurs éleva les véhémences, frustra les plumes, hérissa le poil de nos pinceaux, et bientôt, en fait de sang et d'encre, c'est sa bile, que chacun se mit à répandre à travers ses textes. Bientôt, on parla de nous, souvent en frappant du poing sur la table et en hurlant avec un accent allemand, mais on parlait de nous.
Était-ce trop tard que les clés de la Cloque nous vinrent en mains ? Peut-être. Toujours est-il que Husky, lassé par le texte, se mit à l'image et au son. La vidéo PVL était née. 



Souhaitons lui un long avenir.

lundi 13 décembre 2010

Noël de Patrouille, en bref.

Comme chacun sait, l'objet d'un Noël de Patrouille est, chez PVL, une tradition lourdement tenue au secret. Enfin, certains ne le savent pas. Quelques-uns. Et pour ne pas encourager ces rares brebis qui ne connaîtraient pas encore les arcanes de la Patrouille, nous resterons dans le vague afin que nul ne sache ce que nous aurons fait. Comprenez-nous, si tout le monde le savait, tout le monde rejoindrait la patrouille, et nous devons penser aux autres. Haha, penser aux autres. Pardon.
Bref.

*
*  *


Une ruelle sombre. Deux hommes à longs manteaux. A l'un des bouts de la nauséabonde impasse, des ordures, de l'autre côté, l'ouverture sur la rue animée et ensoleillée. Un des deux hommes porte un foulard vert liséré de gris à l'épaule. Non, il ne s'agit pas de celui des Eclaireurs de la Maison Verte, (tas d'usurpateurs !) mais bien du bon vieil étendard Perceval.

"– Vous avez la marchandise ?, dit le foulardé.
– Vous avez l'argent ?, répondit l'autre, aussi sec."

Pas de réponse. Ils restèrent face à face quelques instants, se jaugeant du regard, jusqu'à ce que chacun glisse lentement, posément, la main à sa poche, pour en extraire le contenu tout en gardant les yeux fixés sur les gestes de l'adversaire, cherchant à voir s'il ne sortait pas une arme.

"– Voilà l'argent, dis-je en brandissant un portefeuille en cuir avec tant de compartiments rétractables qu'on dirait un accordéon.
– Et voici la marchandise", dit-il en agitant d'une main une enveloppe et de l'autre un tas de petits… Bracelets ?
"– Combien ?
– Cinq cents vingt-quatre francs.
– Ca a encore augmenté !
– Tout comme vos effectifs, monsieur Vautour." (N. b. : En effet, le titre de "monsieur Vautour" est accordé aux sous-CPs, tandis que le CP porte, lui, le titre envié de "Messire Vautour".)

Il se fit à nouveau un silence.

"–Je… je ne suis pas obligé de payer ! Je pourrais m'adresser à quelqu'un d'autre !
– Ah oui ?"

Et il claqua des doigts. Ce claquement avait une intonation sinistre. Comprenez : normalement les sons n'ont pas vocation à exprimer une émotion, pourtant, le son d'un couteau sortant de son étui ou le chant d'une pince monseigneur qu'on triture sont autant d'indices de menace dans l'air. Ainsi était son claquement de doigts car, sur son signal, deux mastodontes qui se dissimulaient avec difficulté derrière un container émergèrent de l'obscurité pour se poster épaule contre épaule entre les deux murs souillés de la ruelle, bloquant la sortie, et la plongeant encore plus dans l'ombre. Ils croisèrent les bras, faisant craquer leurs costards sous la lourde mécanique qui gonflait leurs muscles contre le tissu.

"– Et à qui vous adresseriez-vous, Monsieur Vautour ? J'ai le monopole ! Oh, vous trouverez bien quelque contrefaçon à Renens ou Berne, mais, vous le savez, ce serait une entorse à la tradition. De tels manquement ne pourront que provoquer la colère de l'Esprit de la Patrouille, n'est-ce pas ? Car si vous commencez à oublier "cela" une année par mesure d'économie, que ferez vous l'année d'après ? Une bête séance piscine ? Une séance luge au Chalet-à-Gobet ? Soyons sérieux. Je vous fais pour votre Noël une offre que vous ne pouvez pas refuser."


Il tendit le bras. Tremblant, je transvasai quelques liasses de billets étonnamment lourdes dans sa main.



L'Esprit de la Patrouille Vautour dit : 


Je… Je sens un trouble dans la Caisse de Patrouille… 



"– Bien. Nous partons, dit-il après avoir recompté l'argent. Attendez un peu avant de sortir, il ne faudrait pas que l'on nous voit ensemble si vous souhaitez que votre Noël reste secret."


Ouais, c'est ça, songeai-je, les poings serrés. C'est surtout pour pas que je te suive, saleté de gâteau.
Au moment de passer à la clarté du jour, il se retourna vivement.


"– Oh, j'allais oublier. Votre monnaie."


Et il jeta une poignée de pièces dans la crasse puante qui recouvrait le sol. Je mis longtemps à retrouver lesdites pièces, à l'exception d'une de cinquante centimes dont j'ai perdu l'espoir de la retrouver.



Épervier dit : 


Comment ? Cinquante centimes ? Bon sang, où est cette ruelle ? Je sors mon détecteur de métaux !


*
*  *

J'attendais la venue de mes ouailles sous un abribus, appréciant l'absence de l'Esprit des Séances Ratées. En effet, il est impossible de rater un Noël de Patrouille. D'ailleurs, mes gars ne voulaient pas rater ça. Eux qui, habituellement alourdissent ma facture téléphonique de par leurs excuses délirantes pour ne pas venir, telles que des matchs de Volley, leurs première communion, un attentat suicide à Kaboul ou l'anniversaire du cousin de leur prof d'allemand quand ils étaient en 3ème, bref, des salades.
Soudain, Jules arriva, avec de l'avance. Je le saluai et lui demandai si… Une minute. Je me relis.

JULES EST ARRIVÉ EN AVANCE.


"GLORIA ALLELUJA ! Jules est en avance ! WAAAAAAAAAAH !"

Je téléphonai au Vatican pour leur demander d'enregistrer pareil miracle (avec Duy qui a guéri miraculeusement de la gale, sûrement grâce à sa huitième communion) mais ils m'affirmèrent qu'ils étaient surbookés et bossaient déjà sur le cas d'une circulaire sans fautes d'orthographe (!), sur quoi je m'excusai avec respect de les déranger pour si peu, et je raccrochai sans autre.


Heureusement, Pierre était là pour nous ramener à la réalité en arrivant en retard et en affirmant qu'il s'était cassé le péroné (sic). Nous l'attendions avec inquiétude, nous demandant comment il affronterai les épreuves de la journée devant pareil handicap, et nous imaginant déjà comment il arriverait, titubant sur deux béquilles, mais il n'en fut rien, il arriva sur ses deux jambes et de son pas penaud de qui n'est pas concerné par les mêmes fuseaux horaires absurdes que le reste de l'humanité.


"– T'es pas sensé t'être fracturé le péroné ?
– Bah ouais regarde, j'ai trop mal."


Et en disant cela il tendit son bras gauche. Son BRAS gauche. Et sans plâtre.




"– Docteur Pierre, nous devons opérer ce patient du péroné, c'est bien cela ?
– En effet, infirmière.
– Mais pourtant vous lui ouvrez le bras !
– Je vous emmerde ! J'ai fait dix ans d'études de plus que vous, et vous serez toujours sous-payée par rapport à moi, vous ferez moins la fière quand j'aura mon chalet à Verbier, donc vous la fermez ! Je sais TRES BIEN ce que je fais ! On lui opère le  PÉRONÉ ! POINT !"


Dans l'antiquité grecque, le terme περόνη (phon. "peroné") désignait effectivement le radius, mais plus récemment il désigna l'os fin qui côtoie le tibia, avant que ne lui fût donné le nom officiel de Fibula, encore de mise de nos jours. Seulement les footballeurs ayant l'esprit lent, ils parleront encore de fracture du péroné dans cinq cents ans. Donc Pierre, reprends espoir,  tu n'es pas nul en anatomie, tu as juste deux mille ans de retard niveau vocabulaire. Mais pour le badge secourisme c'est pas encore ça.









Aristote dit : 
Mais il m'a pourtant l'air bien renseigné ! Aussi sûrement que le cerveau sert à réguler la température du corps, que le coeur est le siège des émotions, que la moelle épinière produit le sperme et que la femme a deux utérus, le péroné est dans le bras !


Bref. Deux mille ans d'erreurs médicales venaient de nous fulgurer dans les yeux, quand on prit le train (Ach, flûte, je vous ai dit qu'on avait pris le train, ça vous donne trop d'indices ! Ah, que je suis maladroit !) et qu'on put déguster notre goûter. Personnellement je m'étais confectionné un sandwich à base de généreuses doses de moutarde et de corned beef, le genre de trucs qui te rend aveugle à la troisième bouchée, quand ils ne te refilent pas la vache folle.

Puis on est arrivé à destination. Un lieu magique où coulent des rivières de lait, de miel ou de Rockstar.

La rivière de rockstar, avec Greenpeace, toujours à voir le mal partout.

Ici les nuages sont de barbapapa et on passe le temps en faisant la farandole avec nos amis les animaux sous un grand arc-en-ciel. On peut bousculer ses camarades dans le fleuve de miel, où ils se noieront sans doute, englués dans le liquide visqueux et sucré. Ou alors on peut uriner dans le fleuve de lait et regarder la tache jaune filer le long de la rivière, en faisant cailler le lait autour. Ou on peut plonger dans la rivière de Rockstar et dire adieu à un rythme cardiaque normal, etc. En plus comme les rivières sont en pente, on peut faire du ski nautique, et tout.

Seulement, une part de ce paradis, de ce monde magique qui remise Narnia au rang de destination du club med (Narnia, le monde chrétien à mourir), est réservée aux plus de seize ans. S'agirait-il d'un fleuve d'une boisson fermentée, me direz-vous ? Non pas. Il s'agit simplement de thermes où, semble-t-il, des naïades dénudées ou de gras apollons pouvaient choquer la sensibilité des plus jeunes. Seulement, grâce au fait que mes gars font très agés (toussotement gras) et à un deal dans une ruelle sombre, les cerbères nous laissèrent passer.
Ce fut chouette.

*
*  *

Ensuite, retour à Lausanne où nous dormîmes dans un bunker  une cantine scolaire éclairée par la lumière romantique et chaleureuse des néons. Trop de lumière, malheureusement, elles s'allumaient par des détecteurs de mouvement, aussi, avec Jules l'Hyperactif dans la pièce, elles ne s'éteignaient pas. Après une soirée riche en gluten, en vitamines et, vu le niveau des blagues, en monoxyde de carbone, nous tentâmes d'aller au lit, mais malgré les menaces, les cris et les vols planés de chaussures dans ta face (Jules, tu peux pas te taire deux secondes ?) rien n'y fit, et nous eûmes à attendre l'idée géniale de Jules :

"On a qu'à scotcher un truc devant."

Sur quoi il se mit dynamiquement à rester couché sans rien faire. Bon, j'ai compris, c'est à moi de voler le rouleau de scotch rester médical de Pierre (pour son péroné, vous comprenez) et de prendre des lambeaux de 20 minutes (berk, en temps normal, je touche pas à ce genre de trucs) pour occulter l'oeil du diable qui rallumait la lumière à la moindre de nos palpitations. Enfin, nous pûmes dormir, et le lendemain, effrayés d'avoir passé 24h heures entières en si mauvaises compagnie, chacun se dépêcha de s'enfuir.

jeudi 9 décembre 2010

PERCEVAL !


Un fan-art à pour notre modèle à tous, le sieur Perceval, qui, comme chacun sait, n'est pas du tout l'épée pourrie d'un joueur de cor français qui meurt comme une grosse bouse, ça rime, mais ça n'a rien à voir.

Nouvelle Bannière pour le blog !

Te'tcheu, comme elle claque cette bannière. Pas comme le néoimpressonisme moche, style finlandais, de la bannière DRL. Voir ci-dessous.




Berk.

Un commentaire est-il réellement utile ?

 Voilà ce qui va arriver à vos yeux si vous regardez
la bannière du blog Guepard trop longtemps.

lundi 6 décembre 2010

Blog Vautour, refusez les imitations.

T'as pas l'air con en tout cas. Saviez-vous que le nom latin de ce machin, c'était Acinonyx jubatus ?
Pas étonnant qu'il court, il doit se faire tabasser à chaque récré dans la savane, avec un nom pareil.


Chers lecteurs, je vous réclame toute votre attention.
Il se peut que vous ayez remarqué qu'actuellement sur la toile, un blog autre que le mien faisait état de quelques pensées mixées d'humour désopilant et sophistiqué, tout en n'égalant pas le haut verbe qui fait notre réputation jusqu'aux deux coins du Léman.
En effet, c'est drôle, puissamment ironique, d'un style agréable, l'adresse se termine par .blogspot.com, on y trouve des boîtes de dialogue comme celles que j'aime à insérer, mais ce n'est pas le blog Vautour. C'est…


Oui, étant donné que le site de la Brigade est moribond, que le blog Puma est mort, que Husky a perdu le mot de passe du forum Lynx, je me permets de faire de la pub à ce noble confrère qui tentera vainement d'égaler la prestance de ces lieux. (Et je le mets en lien dans la colonne de droite -> )

Espérons que cela dure, et perdure.
Mais espérons également que jamais, au grand jamais, nos lignes online ne supplanteront l'odeur sépulcrale de papier d'une Cloque qu'on déplie pour la première fois, ainsi qu'un antique parchemin.

Bonne (autre) lecture.